vendredi 15 février 2013

Mon caractère

Je ne suis pas un professionnel du caractère. Heureusement, internet est là. "Internet, c'est qui ?" Très drôle ... Non, déjà il faut dire "quoi", car ce n'est qu'un outil. Encore heureux. Mais très utile pour trouver des gens qui sont des professionnels de sujets dont on n'est pas.

Une petite recherche m'a suffi(s) (excusez-moi si erreur ortographique, mais sur ce coup là je suis un peu perdu ... si quelqu'un peut m'aider) pour trouver ce que j'ai besoin : http://www.caracterologie.org/. Prenez le temps de feuilleter ce blog que j'ai trouvé très instructif, et rassurez-vous, je n'ai pas tout lu ni tout compris. Par contre je peux enfin débuter sur une base solide. Vous trouverez plus d'explications partant de bas en haut de la page donnée en lien juste ci-dessus.

*"Nous allons commencer par découvrir les 3 facteurs fondamentaux structurant le caractère :"

Emotivité : E

Là, facile. Aucune doute possible.

Activité : nA

Evidemment, il fallait que ça se complique. Mais j'aurais tendance à répondre nA dans la majorité des cas. En fait après réflexion, il n'y a que quand je suis dans la nature, seul, que je sais être "actif", quand je décide de l'être et que je suis dans de bonnes ... heu ... zut le mot m'échappe ... de bonnes prédispositions, voilà. Mhmm, non ce n'est pas correct. Je raccourcis : pour que je sois "actif" il me faut avoir de bonnes prédispositions. Ce qui n'arrive pas souvent ... et par le passé, je profitais de ces moments pour aller dans la nature. Voilà, c'est "plus" correct comme cela.

Retentissement : S

Sans contestations possibles également. Je suis un gros boudeur.

*"Caractère et orientation professionnelle :"

Au lieu de prendre point par point, je me rends compte que répondre "Présent !" à tout est plus simple. J'ai commencé ma vie professionnelle à 16 ans. Je peux me souvenir avoir ressenti soit un, deux ou un mélange de tout suivant les situations. Je ne vais pas chercher et analyser le pourquoi du comment, je pose juste les faits.

*"Les facteurs du caractère :"

Si je reprends l'étude plus haut, je pose E, nA et S.

Type de base : EnAS     (ou sentimental)


 *"Combinaisons des facteurs :"

E + nA
Ennui, crainte des obstacles, de l’action, sublimation des désirs, risque de sentiment d’écrasement par les évènements
E + S
Extraversion élective, réservé, exigent, inhibition, émotions nombreuses, durables, profondes, anxiété, moments d’introversion, hiérarchisation des centres d’intérêts, attaché au passé
nA + S
Recueillement intérieur, repli sur soi, mélancolie, indécision, hésitant, découragement, recherche de la solitude, de l’intimité, grande conscience professionnelle, personne d’habitudes

Comme décrit plus haut, il m'arrive temporairement de passer de nA à A. Voyons ce qu'il est indiqué dans cette situation :

E  + A
Activité extérieure importante voire fiévreuse, grande sociabilité, puissance de travail
A + S
Sens de l’organisation, goût pour les considérations sociales, travail régulier, persévérance


Je garde bien entendu à l'esprit la remarque présentée à la fin du chapitre : ce n'est qu'un premier niveau d’interprétation. Mais je ne suis pas surpris par le résultat de cette étape. Je suis même déçu en bien, comme on dit par chez nous, car la succession des termes employés reflète bien mieux mon caractère que si j'avais essayé de mettre des mots par moi-même. Objectif atteint donc.

Je retiens également qu'il y a actuellement des études plus fines. Tant mieux pour ceux qui trouveront ce résultat trop flou. Ils trouveront certainement des articles plus aptes à répondre à leurs recherches.

40 ans

40 ans aujourd'hui même. Une demi-vie derrière et une demi-vie devant. Sans parler de crise, du moins dans mon cas. je dirais plutôt une remise en question.

Qu'ai-je fait, qui suis-je et où courge ? Oui, j'aime triturer la langue française. Rien à voir avec ce qui précède ? Si, pourtant. C'est moi. C'est en moi. Ainsi que d'innombrables autres ... heu ... autres "paramètres". Dans toutes leurs complexités. Un être humain.

Comme vous, je ne suis pas le résultat d'une addition. Une cellule plus une cellule, une fois en harmonie, ne donnent pas deux cellules, mais un organisme multicellulaire. Partant de là, il n'y a plus de limite. Pour l'être humain, organisme vivant complexe, comme pour tout ce qui nous entours, le temps à pris son temps pour créer. Je ne suis pas l'addition de mon père et de ma mère. Je ne suis pas égal à mon frère ni à ma soeur. Mais je suis comme chacun : unique. J'en reviens à la langue française : tout aussi complexe. Je ne suis pas l'addition de mon premier jour de vie, ajouté de mon deuxième, par dessus mon troisième. Pourtant je suis aussi l'accumulation de ce que j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui. C'est énorme. Nous sommes le résultat d'une infinité de bouleversements, modifications, de créations et des destructions. Et pourtant, par rapport à l'Infini, l'Espace, le Temps, nous ne sommes rien.

Alors comment savoir qui je suis ?

Je mets de côté une autre question : "Pourquoi j'existe ?". C'est une autre histoire, une autre réflexion. Je n'ai pas besoin aujourd'hui d'y répondre. Autant demander pourquoi l'univers, le temps et tout le bazar existe. L'Homme n'aura de tout façon pas de réponse, car c'est une question infinie. Comme le "Pourquoi ci, pourquoi ça" des enfants. On fini toujours par répondre : "Parce que c'est comme ça ! Va jouer maintenant ...". C'est vrais, ça ... m'enfin !

Qui ? Remarquez que je ne me demande pas ce "que" je suis, mais bien "qui". Je sais répondre à ce "que". Je suis un être humain, de sexe masculin, petit-fils de, fils de, mari de, père de. Dans mon cas, c'est suffisant. Je peux comprendre la confusion : "Mais que dit-il ? Qui, que, pourquoi, comment ... c'est du pareil au même ...". Je ne juge pas, mais pour moi la différenciation est faite par ce que j'ai écrit ci-dessus. C'est assez clair pour moi. Et je compte poursuivre sur ce chemin ...

"Qui est-ce ?" - "C'est Eric Monney." - "Ah ... Et ... C'est qui ?" Remarquez la différence. Un même mot pour deux questions. Pourtant il y a eu une réponse simple, précise et définitive à la première. C'est la seconde qui pose problème. Ce "qui" mystérieux, dont aucune réponse simple, précise et surtout définitive, n'est complète. Je ne dis pas "satisfaisante", car ça serait trop facile. "Tu sais, c'est celui dont je t'ai parlé l'autre jour." - "Ah oui, d'accord ..." D'accord, oui, mais on reste sur sa faim. Et moi j'ai faim, ou soif, de savoir qui je suis.

Il faut bien commencer par un bout. Je choisis ... mhmm ... le caractère. Aye. Il faut être plus précis, sinon on va se perdre.