40 ans aujourd'hui même. Une demi-vie derrière et une demi-vie devant. Sans parler de crise, du moins dans mon cas. je dirais plutôt une remise en question.
Qu'ai-je fait, qui suis-je et où courge ? Oui, j'aime triturer la langue française. Rien à voir avec ce qui précède ? Si, pourtant. C'est moi. C'est en moi. Ainsi que d'innombrables autres ... heu ... autres "paramètres". Dans toutes leurs complexités. Un être humain.
Comme vous, je ne suis pas le résultat d'une addition. Une cellule plus une cellule, une fois en harmonie, ne donnent pas deux cellules, mais un organisme multicellulaire. Partant de là, il n'y a plus de limite. Pour l'être humain, organisme vivant complexe, comme pour tout ce qui nous entours, le temps à pris son temps pour créer. Je ne suis pas l'addition de mon père et de ma mère. Je ne suis pas égal à mon frère ni à ma soeur. Mais je suis comme chacun : unique. J'en reviens à la langue française : tout aussi complexe. Je ne suis pas l'addition de mon premier jour de vie, ajouté de mon deuxième, par dessus mon troisième. Pourtant je suis aussi l'accumulation de ce que j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui. C'est énorme. Nous sommes le résultat d'une infinité de bouleversements, modifications, de créations et des destructions. Et pourtant, par rapport à l'Infini, l'Espace, le Temps, nous ne sommes rien.
Alors comment savoir qui je suis ?
Je mets de côté une autre question : "Pourquoi j'existe ?". C'est une autre histoire, une autre réflexion. Je n'ai pas besoin aujourd'hui d'y répondre. Autant demander pourquoi l'univers, le temps et tout le bazar existe. L'Homme n'aura de tout façon pas de réponse, car c'est une question infinie. Comme le "Pourquoi ci, pourquoi ça" des enfants. On fini toujours par répondre : "Parce que c'est comme ça ! Va jouer maintenant ...". C'est vrais, ça ... m'enfin !
Qui ? Remarquez que je ne me demande pas ce "que" je suis, mais bien "qui". Je sais répondre à ce "que". Je suis un être humain, de sexe masculin, petit-fils de, fils de, mari de, père de. Dans mon cas, c'est suffisant. Je peux comprendre la confusion : "Mais que dit-il ? Qui, que, pourquoi, comment ... c'est du pareil au même ...". Je ne juge pas, mais pour moi la différenciation est faite par ce que j'ai écrit ci-dessus. C'est assez clair pour moi. Et je compte poursuivre sur ce chemin ...
"Qui est-ce ?" - "C'est Eric Monney." - "Ah ... Et ... C'est qui ?" Remarquez la différence. Un même mot pour deux questions. Pourtant il y a eu une réponse simple, précise et définitive à la première. C'est la seconde qui pose problème. Ce "qui" mystérieux, dont aucune réponse simple, précise et surtout définitive, n'est complète. Je ne dis pas "satisfaisante", car ça serait trop facile. "Tu sais, c'est celui dont je t'ai parlé l'autre jour." - "Ah oui, d'accord ..." D'accord, oui, mais on reste sur sa faim. Et moi j'ai faim, ou soif, de savoir qui je suis.
Il faut bien commencer par un bout. Je choisis ... mhmm ... le caractère. Aye. Il faut être plus précis, sinon on va se perdre.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire